Devinez quoi! Pas le temps de faire un truc comme d'hab!
Du coup je balance deux gribouilles vraiment à l'arrache avec le texte qui correspond.
J'espère que vous comprendrez :)

JoSeptEbene

sept5

    « Et alors ? »

    « Et alors nous l’avons déjà suivi jusqu’au vaisseau ! Pourquoi ne pas continuer et découvrir ce qu’il y a là-dedans ? »

    J'attrape le capitaine par le cou et l’écrase contre la cloison.

    « Parce qu’il y a des milliers d’humains qui ont peut-être besoin de soins dans la salle à côté et que j’en ai rien à fiche, de vos découvertes. Ce sont mes ordres. Fermez votre gueule, et restez à votre place ! »

    Il ouvre la bouche pour continuer ses conneries, mais une violente secousse nous bouscule tous les deux. Je le lâche malgré moi et roule par terre, les bras autour de la tête, en attendant la suite potentiellement fatale.

    Mais pas de suite. Rien.

    Je me relève péniblement, la jambe gauche endolorie. Par réflexe, je regarde vers ce foutu sixcornes qui ne nous lâche pas d’une semelle. Son armure toute noire brille et palpite légèrement, puis s’éteint.

    L’enfoiré ! Il a balancé un champ d’énergie pour nous déstabiliser !

    « C’est lui qui… » grogné-je avec haine en bondissant vers l’extra-terrestre.

    Je me heurte à une sorte de mur, que je prends en pleine poire, comme la sale blague de la vitre trop propre. Le sol glacé de ce vaisseau de malheur m’accueille avec la douceur d’un marteau. Complètement sonnée, je tâtonne un instant. Je ne vois plus rien. Quelque chose de chaud coule de mon nez, dans ma bouche. Du sang. J’ai l’impression que ma tête va exploser.

    Je tente de parler, d’appeler quelqu’un, mais je n’y arrive pas. On m’agrippe par les poignets et on me tire sans peine sur les dalles métalliques. Je ne sais pas trop dans quelle direction. Tout ce dont je me souviens, c’est d’une espèce de patte aussi rugueuse que du bois qui a enlevé mon gant et soulevé ma main inerte pour la poser sur une surface fraîche, légèrement inclinée.

    Et d’un bip.


    Je me réveille d’un coup.

    [...] Laborieusement, ma tête reconstitue les faits. Je suis toujours dans l’épave maudite que ce connard de sixcornes nous a montrée. Et nous, comme des cons, on l’a suivi. Voilà ce que c’est que d’écouter cet abruti de capitaine.

    Une main s’empare de la mienne. Elle n’est pas très grande. Quelqu’un près de moi m’aide à me redresser, en me soutenant la tête.

    Je bats des paupières pour chasser le flou. Je distingue un visage hideux et ravagé.

    Une inexplicable vague de soulagement me traverse. Tout à coup, c’en est fini de la peur.

    Je souris à l’ignoble chose.